Cosmétiques : Plus de 1 000 produits contiendraient des substances indésirables

On les trouve notamment au rayon hygiène des supermarchés et pour certains dans les pharmacies et parapharmacies. Il s’agit de déodorants, gels douche, laits pour le corps ou encore de gels coiffants, et tous contiennent au moins un ingrédients indésirable et même jugé préoccupant pour la santé. Leur nombre, de 400 vient de passer à plus de 1 000 dont certains sont même considérés comme illégaux.

ingredients indesirables dans les cosmetiques

Plus de 1 000 produits courants potentiellement déconseillés pour la santé

C’est une enquête débutée en février 2016 par l’UFC-Que Choisir qui a conduit le magazine à publier cette semaine une nouvelle liste, mise à jour, des cosmétiques actuellement en vente libre et dont certains des composants sont pourtant classés comme préoccupants pour la santé.

Ainsi, la base de données qui comportait jusque là 400 produits, s’est étendue à plus de 1 000, avec selon les résultats trois catégories plus problématiques que les autres :

  • Les cocktails de plusieurs substances
  • Les produits hypoallergéniques ou apaisants
  • Les produits contenant des substances interdites

Ainsi les femmes enceintes, les enfants et les adolescents doivent tout particulièrement éviter la première catégorie, celle qui contient les produits composés de plusieurs perturbateurs endocriniens.

Il s’agit par exemple de l’Huile sèche sublimante du Petit Marseillais, du déodorant Natur Protect de Sanex, du dentifrice Global Blancheur de Sanogyl, du lait Sculpt System d’Esthederm, de la crème de jour pour les cheveux à la grenade de Klorane, de la BB crème Peggy Sage, du baume pour les lèvres Inell chez Leclerc ou encore du rouge à lèvres Deborah Milano qui continent chacun pas moins de quatre perturbateurs endocriniens dans leur recette.

Est également concerné le gel à l’arnica Mercurochrome qui n’en contient qu’un mais qui est un produit de soin.

Afin de vous permettre de vous y retrouver plus facilement, l’UFC-Que Choisir a réalisé une carte des principaux produits allergènes à éviter dans les cosmétiques. Elle est à télécharger ici.

Le second groupe rassemble ce que l’UFC appelle les « faux doux » et que nous appellerons les « faux amis ». Il s’agit des produits décrits comme hypoallergéniques ou apaisants mais qui renferment un allergène puissant connu sous le nom de methylisothiazolinone (MIT), parfois cumulé avec la methylchloroisothiazolinone.

Et la liste est ici aussi impressionnante. Elle va du gel pour l’hygiène intime hypoallergénique de Intima à la crème lavante testée sous contrôle dermatologique vendue chez Leader Price, en passant par le bain moussant dermo-protecteur de Manava, un antipelliculaire dermo-apaisant chez Dessange et même un shampooing à usage fréquent dès 3 ans encore une fois chez Manava.

Le MIT interdit depuis 4 mois en France

Enfin le troisième groupe délimité par le magazine pour la protection des consommateurs met en lumière les produits « non-rincés » pour lesquels la présence de MIT est interdite depuis juillet 2016 et effective depuis le début de l’année 2017.

La loi n’a visiblement pas changé les choses et les fabricants continuent à commercialiser leurs stocks notamment de produits pour cheveux crépus des marques ORS Organic Root Stimulator, New Organic, Aunt Jackie’s, Dark and Lovely, ApHogee et Phyto Specific, mais aussi de gel coiffant fixation blindée Vivelle Dop, de sprays solaires pour enfants, de lait et spray après-soleil Lovea, de bille pour les yeux L’Oréal Men ou de crème mains nutritive Byphasse.

De même, le masque à l’argile du Petit Olivier et l’anti-poux et lentes d’Item dont les temps de pause sont longs, sont eux aussi à éviter.

À noter enfin la crème pour les fesses de bébé irritées que « nos parents utilisaient déjà » et qui contient vraisemblablement un perturbateur endocrinien appelé BHA. Selon la Haute Autorité de santé, la crème Mitosyl fait notamment courir un risque d’eczéma aux nourrissons en raison des substances BHA et lanoline que l’on y retrouve.

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