Médicaments en vente libre : Ces remèdes qu’il vaut mieux éviter

C’est de saison, les rhumes, états grippaux et autres petites toux désagréables se multiplient avec les températures qui baissent. Dans ces cas là, nous sommes nombreux à avoir le réflexe de courir à la pharmacie afin d’acheter toutes sortes de remèdes plus ou moins efficaces mais dont le point de commun est qu’ils sont en vente libre. Pourtant, certains d’entre eux seraient à bannir de nos armoires de salle de bain.

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Près de 30 médicaments sans ordonnance à éviter soigneusement

À l’entrée de l’hiver, l’association 60 Millions de Consommateurs a passé en revue les plus courants des médicaments sans ordonnance que nous utilisons tous ou presque au moins une fois dans l’année. Et le constat est alarmant. Sur 62 produits différents testés près de 30 seraient à retirer immédiatement de l’armoire à pharmacie.

Afin de fournir un résultat détaillé, l’association a fait appel à Jean-Paul Giroud pharmacologue clinicien et membre de l’Académie de médecine, ainsi qu’à Hélène Berthelot pharmacienne.

Selon eux, seuls 13 produits sur 62 seraient à privilégier comme ayant un rapport bénéfice/risque favorable. Il s’agit notamment du Vicks Vaporub, de l’Imodiumcaps, du Gaviscon menthe, du Forlax 10 G et du Maalox.

À contrario, 28 autres tous bien connus du grand public ont été classé dans la catégorie « À proscrire » pour un rapport bénéfice/risque défavorable. En clair, les dangers liés à leur consommation sont plus élevés que les avantages obtenus.

Les produits « anti-rhume » à éviter en priorité

Actifed, Dolirhume ou Nurofen rhume, chacun d’entre eux pose le problème de sa composition.

Car pour proposer une action rapide, ces produits combinent un vasoconstricteur qui débouche le nez, un antihistaminique qui stoppe les écoulements et du paracétamol ou de l’ibuprofène pour la fièvre et les maux de tête. Pourtant si l’on en croit le professeur Giroud, ces cocktails font courir de réels risques d’accidents cardio-vasculaires et même d’AVC à ceux qui les prennent.

Il fait également état de pseudoéphédrine à dose 30 fois plus élevée que dans certains médicaments obtenus uniquement sur ordonnance. Pour lui c’est bien simple, ces boites devraient être immédiatement retirées du marché.

Du côté des médicaments censés stopper la toux, le constat est encore plus dur. Seul un produit reste à privilégier quand 60% sont à proscrire alors qu’en 2015 les proportions étaient de 35 et 50%.

Peu ou pas d’efficacité

Mais ces produits ne sont pas les seuls dont l’intérêt serait plus que contestable. Alors que près de 600 références sont en accès direct en pharmacie, 60 Millions de Consommateurs pointe du doigt le manque d’information des clients qui ne les connaissent bien souvent qu’à travers la publicité. Trop peu d’entre eux seraient mis en garde contre les effets secondaires ou indésirables.

On peut notamment citer Strefen des pastilles sans sucre pour la gorge, qui présenteraient un risque d’hémorragie digestive, ou les fluidifiant pour les bronches dont l’efficacité n’a à aucun moment été prouvée tandis qu’ils sont une source potentielle d’allergies pour le tube digestif.

Ainsi, 55% des produits d’automédication que nous consommons afficheraient un taux d’efficacité de 0.

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