Assurance maladie : Comment la « Sécu » compte faire 1.42 milliards d’euros d’économies en 2017

Dans son rapport annuel publié la semaine dernière, la Sécurité Sociale détaille son plan de bataille à venir avec pour but, l’économie de 1.42 milliards d’euros sur l’année 2017. Entre réformes et renforcement des contrôles, certains assurés pourraient avoir du mal à avaler la pilule.

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Six points de changement pour les assurés et 1.42 milliards d’économies à réaliser

Difficile de conjuguer hausse des dépenses et économies surtout quand le montant est aussi élevé. Pourtant, c’est bien ce que compte faire l’Assurance Maladie qui dévoile dans son rapport annuel point par point, les moyens envisagés afin d’y arriver. Selon le document « L’objectif de ces actions n’est pas de faire des économies : il est de soigner mieux, à un coût supportable par la collectivité. »

  • Encadrer les prescriptions médicamenteuses

La Sécurité Sociale compte continuer de « promouvoir le juste soin » auprès des médecins libéraux afin de limiter le recours aux médicaments quand c’est possible et ainsi réaliser jusqu’à 430 millions d’euros d’économie.

  • Favoriser les génériques

En continuant la promotion des médicaments génériques et notamment par la mise en place prochainement d’une grande campagne d’information, la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) espère gagner encore 200 millions d’euros.

  • Contrôler les arrêts de travail

De ce côté, la Sécurité Sociale compte encore renforcer les contrôles autour des arrêts maladies de longue durée et diffuser des « fiches repères » destinées à indiquer aux médecins la durée recommandée des arrêts en fonction de la pathologie. Ainsi, 100 millions d’euros pourraient être économisés.

  • Mieux gérer les transports sanitaires

Alors que la facture augmentait de 3.7% en 2015 pour atteindre 4 milliards d’euros, la CNAMTS souhaite centraliser les commandes de véhicules sanitaires et ainsi mieux les adapter à la demande afin de soustraire 75 millions à l’addition de l’année.

  • Développer les soins ambulatoires

Alors que la durée d’hospitalisation après un accouchement ou à la suite d’une opération orthopédique avait déjà été revue à la baisse, c’est au tour des autres disciplines chirurgicale de subir le même allègement. Avec le développement des hospitalisations ambulatoires et des retours précoces à domicile, la Sécu pense arriver au seuil de 190 millions d’économies supplémentaires.

  • Contrôler les kinésithérapeutes

En 10 ans, le nombre de kinésithérapeutes a augmenté de 3% chaque année alors que le total des dépenses à bondi de 1.8 milliards. Un « régulation démographique«  de ces spécialistes devrait donc être engagée.

Ces économies devraient servir à financer le trou de la Sécurité Sociale, mais aussi à assurer le financement de nouveaux traitements en France à l’image de thérapies contre le cancer et l’hépatite C.

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