Métaux lourds, plomb et arsenic dans les petits pots pour bébé

Que contient vraiment l’alimentation des tous petits et spécialement des moins de 3 ans ? C’est la question que c’est posé l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) et à laquelle ses équipes ont tenté de répondre par le lancement d’une étude approfondie. Sur les 670 substances analysées la plupart seraient de « bon niveau », mais 16 afficheraient tout de même la présence de métaux lourds, de plomb et même d’arsenic retrouvés donc dans les aliments pour bébé.

metaux lourds dans les repas de bebes

Des produits à surveiller dans les aliments pour bébé

Avant d’en arriver à cette conclusion, l’Anses a éplucher la composition de près de 670 substances différentes couvrant près de 95% de l’alimentation actuelle des enfants de moins de 3 ans. Si selon elle l’immense majorité affiche un « bon niveau de maîtrise sanitaire au regard des valeurs toxicologiques de référence« , 16 d’entre elles seraient toutefois à surveiller.

Et pour cause, ces 16 substances dont l’étude fournit la liste exhaustive, présentent des traces de nickel, de plomb mais aussi d’arsenic dont les effets sur la santé peuvent être néfastes et même dangereux en fonction de la dose absorbée.

16 substances relevées dont 9 classées préoccupantes

Si 16 substances sont directement pointées du doigt par l’agence, celui-ci juge que pour 7 d’entre elles « le risque ne peut pas être écarté » mais classe les 9 restantes comme « préoccupantes » pour la santé des plus jeunes.

Ainsi ont été recherchés dans le lait en poudre, petits pots pour bébé, céréales ou encore les biscuits, les éléments et traces de minéraux, phytoestrogènes, mycotoxines, polluants organiques persistants, composés néoformés, résidus de pesticides, additifs, bisphénol et phtalates et stéroïdes naturels :

  • Arsenic inorganique dans le riz et les céréales pour bébé
  • Plomb dans les légumes et l’eau de ville
  • Nickel dans les produits à base de chocolat
  • Mycotoxines dans les petits pots et les aliments préparés
  • Furane dans les petits pots et les conserves
  • Strontium, sélénium et méthylmercure dans les poissons
  • Cadmium dans les pommes de terre et les légumes

Bien que certaines de ces substances soient aujourd’hui interdites, leurs traces sont extrêmement persistantes dans l’environnement. C’est pourquoi l’agence rappelle de ne commencer la diversification alimentaire qu’à partir de 6 mois, et après 6 mois de varier le plus possible les sources d’alimentation.

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