Heures supplémentaires : Retour de l’exonération fiscale mais pas avant 2020

Il résonne encore le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy. L’ancien président à l’origine de la défiscalisation des heures supplémentaires, avait alors contenté beaucoup de patrons et de salariés. En 2013 près de 50% d’entre eux avaient profité du dispositif. Son successeur à la tête du pays l’avait toutefois rapidement abrogé. Le premier ministre Édouard Philippe le remet à nouveau sur le devant de la scène en évoquant un retour de l’exonération pour l’année 2020.

heures supplementaires

Les heures supplémentaires « désocialisées » en 2020

Il parle plutôt de « désocialisation » des heures supplémentaires, toutefois le premier ministre le confirme, la réforme jusque là repoussée à une date ultérieure, est désormais à l’ordre du jour. Comme Emmanuel Macron s’y était engagé, la suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires devrait intervenir à l’horizon 2020.

« Si les marges de manœuvre sont suffisantes », Édouard Philippe a également précisé que le dispositif pourrait être mis en place plus tôt.

Faire plus pour le pouvoir d’achat

Ainsi la démarche irait dans le même sens que la suppression de la taxe d’habitation ou la baisse des cotisations sociales sur les salaires. Le gouvernement souhaiterai rendre du pouvoir d’achat aux Français. Selon les propos de Benjamin Griveaux son porte-parole, il s’agirait avant tout que le travail « paye mieux ».

La mesure devrait donc au plus tard être incluse dans le budget 2020. Reste à savoir comment elle pourra être financée. Cette désocialisation coûterait en effet quelques 3,5 milliards d’euros par année. L’exonération des charges complétée d’une défiscalisation des revenus issus des heures supplémentaires, de Nicolas Sarkozy atteignait elle 4,5 milliards par an.

C’est pourquoi l’exécutif estime raisonnable de parler de 2020. D’ici là la « croissance et les rentrées fiscales » devraient lui permettre d’assumer le coût de cette nouvelle dépense.

Quoi qu’il en soit le gouvernement a tout intérêt à mener sa réforme à bien. Avec près d’une dizaine de nouvelles taxes créés depuis le début du quinquennat et plusieurs autres en nette augmentation, les Français apparaissent de moins en moins satisfaits.

Malgré le lancement d’un simulateur gratuit pour estimer la progression de leur pouvoir d’achat, ils sont de plus en plus nombreux à pointer du doigts les dépenses supplémentaires de leur quotidien.

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