Payer pour avoir trop d’argent « dormant » en banque ?

Face à la faiblesse des taux d’intérêt actuelle, certaines banques appliquent des taux négatifs pour éviter de trop perdre de l’argent ! Pour l’instant, cette pratique n’a pas encore traversé les frontières françaises, mais elle existe déjà en Allemagne, en Suisse et au Danemark sur des clients qui disposent de beaucoup d’argent « dormant »… Explications.

Une facturation sur l'argent dormant ou les dépôts trop importants...

Un contexte propice à l’apparition de cette « facture »

Aujourd’hui, les établissements bancaires appliquent un taux de -0,4 % quand elles placent de l’argent à la Banque Centrale Européenne (BCE). Sans compter que ce taux pourrait baisser encore davantage dans les prochains mois…

Pour ne pas perdre de l’argent, certaines banques européennes s’attaquent à l’argent « dormant » sur les comptes de leur client.

La Suisse, l’Allemagne et le Danemark appliquent déjà cette mesure

En Allemagne, 30 établissements appliquent désormais un taux négatif à leurs clients quand ils disposent de plus de 100 000 € sur un compte ! Une mesure soutenue par l’Autorité du secteur financier allemand, qui ne voit pas non plus d’un mauvais œil une prochaine évolution, visant à l’appliquer à l’ensemble des clients.

En Suisse, tous les dépôts supérieurs à 500 000 € vont bientôt être facturés de 0,6 % chez UBS. Au Crédit Suisse, les clients qui réalisent des dépôts de plus d’un million d’euros se verront appliquer un taux négatif de -0,4 %.

Au Danemark, les dépôts supérieurs à 7,5 millions de couronnes danoises (près de 975 000 €) seront également facturés à 0,6 % chez Jyske Bank. A noter qu’en parallèle, cette même banque applique un taux négatif pour les prêts immobiliers (-0,5 % sur 10 ans) : autrement dit, elle paye ses clients pour qu’ils empruntent chez elle !

En France, aucun établissement n’applique encore des mesures de cette nature, aucune n’aurait l’intention de le faire, selon le gouverneur de la Banque de France. Une affirmation corroborée, en juillet, par le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa « On est très loin de mettre en place une facturation des dépôts ».

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