Couverture internet et mobile : Un accord pour mettre fin aux zones blanches

C’est une excellente nouvelle pour toutes les zones rurales de France où il est encore en 2018, difficile de trouver un bon réseau mobile ou internet. Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires Julien Denormandie, a annoncé ce dimanche que l’État et les différents opérateurs réseaux ont finalement trouvé un accord dans le but d’éradiquer les zones blanches à l’horizon 2020.

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Bientôt un réseau mobile accessible partout en France

À travers un article publié hier dans les colonnes du Journal Du Dimanche, le gouvernement renouvelle sa ferme intention de mettre fin aux zones blanches identifiées en France. Dans ces zones géographiques souvent rurales, les usagers subissent régulièrement des problèmes de connexions aux réseaux mobiles et internes.

Afin d’y remédier, un accord vient d’être trouvé entre l’État et les opérateurs de téléphonie et d’internet que sont Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom.

Ainsi, dans les trois années à venir chacun d’entre eux s’engage à fournir plus de 5 000 installations supplémentaires partout dans le pays. Ceci comprend notamment la couverture des principaux axes de transport dont font partie les quelques 30 000 km de voies ferrées françaises, réseau TER compris.

Et cerise sur le gâteau, il semble que cela ne coûte pas un centime à l’État et donc, aux contribuables.

L’accord est ainsi conclu que la contrepartie de ces investissements dont le montant total devrait avoisiner les 3 milliards d’euros d’ici à 2020, tient dans le fait que les fréquences utilisées pour le mobile ne seront pas remises aux enchères.

Très coûteuses pour les opérateurs, en 2015 ces enchères avaient rapportées 2,8 milliards d’euros à l’État lors de l’attribution des fréquences 700 MHz.

Généralisation de la couverture 4G

L’accord intègre également un ambitieux plan de déploiement de la 4G dans les zones où elle n’existe pas encore. Selon le secrétaire d’État, en 2020 plus de 10 000 communes aujourd’hui uniquement concernées par le réseau 2G ou 3G, devraient voir arriver la 4G.

Julien Denormandie précise encore qu’il ne s’agit pas de simples engagements mais bien d’obligations, lesquelles seront chapeautées par l’Arcep et sanctionnées en cas de non-respect.

L’autorité de régulation des communications met actuellement à disposition des Français, une carte leur permettant de connaître avec précision la qualité du réseau mobile dont bénéficie leur municipalité.

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