Régions françaises : Qui subit le plus la crise ?

Chaque région de France affiche un PIB différent en fonction notamment de ses ressources et du nombre de ses habitants. Toutes n’ont donc pas subit la crise de la même manière. Selon un rapport de l’Insee sur l’évolution du produit intérieur brut par région entre 1990 et 2013, l’une d’entre elles tire toutefois son épingle du jeu.

paris region ile de france

De fortes inégalités malgré la décentralisation

Selon le dernier rapport de l’Insee, le PIB de la région Île-de-France reste le plus important en France avec par habitant 53 639€, contre une moyenne de 32 559€ en France et ce, même après plusierus politiques de décentralisation.

Parmi toutes, c’est la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté qui paie le plus lourd tribu depuis le début de la crise financière en 2008 avec -1% de PIB chaque année jusqu’en 2013. De la même façon, les deux autres grandes régions du quart Nord-Est, à savoir Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et Nord-Pas-de-Calais-Picardie font elles aussi partie du trio le plus impacté.

Aucune des trois n’a d’ailleurs pour le moment retrouvé les chiffres affichés avant 2008. C’est pour cette raison que le PIB par habitant y est respectivement de 25 228€ pour le Nord-pas-de Calais-Picardie, 25 491€ pour la Bourgogne-Franche-Comté et 26 713€ pour la région Grand Est.

 

pib regions france 2008 2013

crédits : Les Echos / Insee

Présence et nature des emplois, deux facteurs déterminants

D’après l’étude réalisée par l’Insee, une région à « forte densité de population qui en plus profite de postes à grande valeur ajoutée » à plus de chances de se remettre de la crise. L’évolution des PIB dépend donc à la fois des populations en activité mais également du type d’activité des habitants.

Ainsi la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Auvergne-Rhône-Alpes se distinguent chacune par des secteurs d’activité productifs quand le PIB par emploi (en dehors de la région Île-de-France) y est logiquement plus important avec respectivement 75 393€ et 73 676€.

À l’inverse, la Bretagne et ses industries liées à l’agroalimentaire et l’agriculture affiche un PIB par emploi des plus faibles pour la métropole, avec 66 469€.

Enfin, le niveau de rémunération est également pris en compte, ce qui explique encore une fois la supériorité de l’Île-de-France avec PIB par emploi de 105 303€ et la plus forte concentration régionale du 1% des salaires les plus élevés de France.

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