Baisse des cotisations salariales 2016 : le gouvernement la reporte au 1er avril

Alors que Bercy travaille actuellement sur le projet de budget pour 2016, le Ministre des Finances, Michel Sapin, a confirmé le report d’un trimestre de la baisse des cotisations salariales mais également que le gouvernement misait sur une prévision de croissance de 1,5% l’année prochaine.

budget 2016

Les entreprises devront patienter jusqu’au 1er avril 2016 pour l’allègement des cotisations salariales

 

Quelques jours seulement après qu’une enquête ait dévoilé que les entreprises prévoyaient des augmentations de salaires très faibles en 2016 pour leurs employés, voilà qu’elles apprennent le report d’un trimestre de l’allègement des cotisations salariales qu’elles supportent.

En effet, si depuis plusieurs jours, tout semblait indiquer que l’on prenait cette direction, il a fallu attendre ce matin pour que Michel Sapin confirme que la baisse de ces cotisations, initialement prévue au 1er janvier 2016, n’entrerait en vigueur que le 1er avril 2016.

En réalité, cette décision est simplement un tour de passe-passe comptable puisqu’en décalant d’un trimestre la mesure, le gouvernement économise dans son budget 2016 un quart de la somme qu’il aurait alloué à ce projet.

Selon les spécialistes, la somme ainsi économisée pour 2016 serait de 4,5 milliards d’euros, un budget conséquent qui serait affecté, partiellement du moins, au financement de mesures d’incitation à l’investissement et en faveur de l’emploi dans les TPE et PME.

Un budget 2016 prudent tablant sur une croissance de 1,5%

 

Alors que le budget 2016 sera présenté dans deux semaines, la France sait qu’elle joue gros puisque rappelons que l’Union Européenne scrute avec attention la réduction du déficit que l’Etat a promis de ramener en dessous de 3% du PIB.

Aussi, Michel Sapin a confirmé que le budget pour 2016 reposerait sur une prévision de croissance de 1,5% alors qu’elle était de 1% cette année et que l’objectif serait de passer sous la barre des 3,3% de déficit public (contre 3,8% en 2015).

Le gouvernement français se montre donc relativement prudent et tente de prouver qu’il est un bon élève en matière économique. Reste à savoir quelles concessions devront faire les Français pour que ces objectifs soient atteints…

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