D’après la FFT, les pauvres n’ont pas besoin d’Internet

Examiné en janvier prochain par le Parlement, le projet de loi numérique porté par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat, devrait être amputé de l’une de ses dispositions phares.

En effet, le maintien de la connexion à Internet pour les foyers en difficulté financière a été rejeté par la Fédération Française des Télécommunications (FFT).

Les pauvres, pas d’Internet

L’accès à Internet est-il un besoin primordial pour les Français ?

 

Alors que les opérateurs téléphoniques se livrent actuellement une impressionnante guerre des prix, Free ayant lancé le premier forfait 4G avec 50 Go d’Internet pendant que SFR abaissait le tarif de son offre Fibre à 9,99€, ils doivent également « collaborer » avec l’Etat au sujet de la future loi sur le numérique.

Aussi, la Fédération Française des Télécommunications, qui regroupe tous les opérateurs à l’exception de Free, a vivement fait connaître son avis quant à la proposition de maintenir la connexion à Internet des foyers ne pouvant pas régler leur facture.

Disposition phare du texte de loi porté par Axelle Lemaire, elle n’a pas du tout, mais alors pas du tout, plu à la FFT qui l’a considérée comme « démagogique » et « pas sérieuse ».

Le gouvernement ne s’attendait pas à essuyer un tel refus puisqu’il jugeait qu’Internet faisait partie, au même titre que l’électricité ou le gaz, des besoins primordiaux des citoyens puisque la Toile est le moyen de trouver un emploi et de garder contact avec la société pour beaucoup.

internet

Pour la FFT, Internet n’est pas indispensable au « bien-être minimal » des Français et l’organisation estime que l’existence de 13 millions de hot-spot Wi-Fi dans l’Hexagone pour surfer gratuitement et de forfaits dès 2€ intégrant une connexion Internet sont tels que tout le monde peut bénéficier d’un accès minimum à la Toile.

Les opérateurs Orange et Bouygues Télécom semblent être les deux leaders de cette fronde de la FFT qui ne fait toutefois pas l’unanimité, SFR Numéricable s’étant opposé à la décision prise par ses concurrents.

Pour être complet, rappelons que l’ONU a estimé en 2012 que l’accès à Internet était un droit fondamental. Et l’ONU semble un peu mieux placée que la FFT pour s’exprimer à ce sujet…

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