Location de vacances : Quels recours pour les propriétaires en cas de dégradations ?

À votre retour de vacances vous découvrez avec colère que la maison ou l’appartement que vous avez loué pendant votre absence a subit des dégradations. Mobilier abîmé ou objets manquants, les problèmes peuvent être très variés, mais vers qui vous tourner ? Quels sont en cas de problème, les recours du propriétaire qui loue son logement l’été pour quelques jours ou plusieurs semaines ?

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Comment réagir face à un logement dégradé pendant les vacances ?

Pendant que vous avez vous-même loué une maison de vacances, des locataires se sont installés chez vous pour quelques temps. Or à votre retour, vous constatez que tout n’est pas dans l’état où vous l’avez laissé.

Cela peut aller des tâches sur le papier peint, à une cafetière cassée en passant par le vol d’un objet de décoration et même des dégradations plus importantes. Une fois les locataires partis, comment réagir et vers qui vous tourner ? Tout dépend en réalité de la façon dont vous avez loué votre logement.

1. Vous êtes passé par Airbnb

Pour la location de votre bien immobilier vous avez fait le choix comme des millions d’autres personnes à travers la planète de passer par la plateforme Airbnb. Dans ce cas sachez que le site vous couvre en cas de dégradation pendant le séjour de vos hôtes.

La « Garantie Hôte de 800.000€ » est automatiquement mise en place à chaque annonce validée et ne coûte pas un euro de plus au propriétaire.

2. Vous avez utilisé le système du « particulier à particulier »

Vous avez préféré opter pour la classique petite annonce dans le journal ou sur un site internet spécialisé ? Aucun problème mais il est alors conseillé de mettre tout spécialement l’accent sur l’état des lieux au moment de l’arrivée des locataires. Même si la démarche doit vous prendre un peu de temps, inspectez tout ensemble, de l’état des sols à celui des plafonds, sans oublier de faire le tour du mobilier et des équipements de chaque pièce.

Un état des lieux tout aussi détaillé devra être réalisé à la fin de la location.

3. Une assurance complémentaire

Dans les deux cas il sera préférable bien que non obligatoire, de souscrire à une assurance complémentaire qui vous protégera dans tous les cas de figure.

Votre assurance multirisques habitation peut tout à faire convenir si il y est fait mention de la « clause de responsabilité civile du propriétaire » et uniquement dans le cas ou vous informez votre assureur de la location saisonnière. Des photos, un état des lieux précis ainsi que l’évaluation de la totalité des biens factures à l’appui, devront être réalisés.

Enfin, la garantie spéciale « garanties pour le compte de qui il appartiendra » couvre les locataires pour les dégâts causés sur votre bien, mais aussi sur des tiers. Elle vous dispense ainsi de vérifier que la personne à qui vous louez en possède bien une.

Une clause « d’abandon de recours » pourra être ajoutée au contrat de location. Elle implique que vous et votre assureur n’engagerez pas de poursuite contre le locataire en cas de problème bien que celui-ci reste responsable face aux personnes.

4. Encaisser le dépôt de garantie

Vous pourrez également faire le choix de conserver tout ou partie du dépôt de garantie de votre locataire. Si celui-ci représente généralement 20 à 30% du prix de la location il ne pourra être utilisé que pour le financement de travaux de réparation, une fois encore en l’échange de factures.

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