Revenu universel : Sa mise en place augmenterait le risque de pauvreté

Si l’on en croit l’Organisation de coopération et de développement économique, instaurer le revenu universel en France créerait plus de pauvreté que de richesse. Dans un rapport international remis ce mercredi, l’OCDE indique que les dépenses à engager seraient bien trop importantes et qu’un revenu universel tel qu’il en était question pendant la campagne électorale, pourrait ne pas être bénéfique aux ménages les plus fragiles.

revenu universel

Le revenu universel pénaliserait tous les Français

Bien que le débat ait déjà eu lieu il y a de ça quelques semaines, l’OCDE vient de publier un rapport international défavorable à la mise en place d’un revenu universel tel que le défendait le candidat de la gauche à l’élection présidentielle.

Et pour cause, sur la base du même montant que le RSA actuel soit un peu plus de 450€, le revenu universel coûterait beaucoup trop cher à financer. L’organisation estime d’ailleurs la facture à quelques 338,3 milliards d’euros.

Ainsi si l’État souhaitait le mettre en place, le revenu universel engendrerait 116,3 milliards d’euros de baisse des actuelles prestations sociales comme les allocations familiales, le chômage ou les indemnités journalières maladie et 112 milliards d’euros d’augmentation d’impôts avec une imposition dès les revenus les plus faibles.

Selon les analystes, toutes les couches de la population seraient impactées par une telle dépense au point que 30% des foyers verraient leurs revenus baisser. Pour 15% des actifs, cette diminution serait même supérieure à 10%. Ainsi pour l’OCDE le revenu universel entraînerait « des pertes plus fréquentes parmi les plus pauvres et les riches, les classes moyennes étant plus susceptibles de gagner ».

Pour les experts, le problème viendrait essentiellement des aides sociales supprimées et non composées, mais également du caractère universel du revenu.

Un revenu universel « partiel » ?

L’OCDE arrive de cette façon à la conclusion qu’il serait préférable d’instaurer une sorte de « revenu universel partiel » lequel serait par exemple attribué uniquement aux travailleurs ou moins longtemps dans la durée.

Quoi qu’il en soit, l’allocation telle qu’elle nous a été présentée jusqu’ici ne conduirait seront les spécialistes qu’à une explosion des dépenses et un endettement du pays, ou à une hausse de 20% des impôts des foyers les plus aisés et donc à une baisse de revenu spectaculaire les concernant.

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