Péages : Les nouvelles hausses prévues seraient injustifiées

Au mois de juillet dernier les entreprises gestionnaires des autoroutes annonçaient leur intention de rattraper le gel du prix des péages instauré par le gouvernement fin 2014 pour « excès de rentabilité ». Puis en janvier dernier c’était au tour d’un plan d’investissement de 800 millions d’euros d’être dévoilé en contre-partie là encore de hausses tarifaires. Cette fois pourtant, le régulateur des transports dénonce des augmentations excessives et injustifiées.

augmentation peage

Certaines dépenses injustifiées selon l’Arafer

En janvier dernier un plan d’investissement d’un montant de 800 millions d’euros était conclu dans le but de moderniser et entretenir les infrastructures autoroutières, lequel exigerait des hausses de tarifs qui se répercuteraient en majeure partie sur le portefeuille des Français.

Toutefois, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) ne semble pas l’entendre de cette oreille et évoque des augmentations injustifiées qui « excèdent le juste niveau qu’il serait légitime de faire supporter aux usagers ». Ainsi le régulateur suggère encore dans un communiqué « une révision des projets d’avenants avant toute éventuelle signature ».

Sur les 57 points différents estimés à plus de 803 millions d’euros que contient ce plan de relance, l’essentiel serait en effet financé par une hausse des péages comprise entre 0,1% et 0,4% de 2019 à 2021 et ajoutée d’une subvention des collectivités locales de 220 millions d’euros.

Pour l’Arafer, 23 des points mentionnés dans les avenants aux contrats de concession entre l’État et APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN seraient déjà inclus dans les contrats eux-même ou considérés comme optionnels.

Ces travaux qui représenteraient tout de même 34% de la somme totale engagée n’auraient donc en aucun cas à être financés par les conducteurs lesquels ont d’ailleurs déjà en grande partie payés les travaux que les sociétés d’autoroute ont actuellement à réaliser.

C’est pourquoi l’Arafer recommande à l’État de revoir attentivement chacun des sept avenants afin d’en modifier une partie des données.

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