Handicap d’un enfant : À quelles aides pouvez-vous prétendre ?

En premier lieu, il est important de savoir que la constitution d’un dossier très complet sera presque toujours exigée afin de pouvoir déposer une demande d’aide à l’enfant en situation de handicap, quelle que soit sa nature. Il sera également nécessaire de procéder à une évaluation du taux d’incapacité. Pour cela l’interlocuteur principal reste généralement la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

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Enfant handicapé, vers qui se tourner ?

Lorsque l’on souhaite se faire aider par rapport au handicap de son enfant et dans la mesure où le traitement des dossiers demande en moyenne trois à neuf mois, il est important de préparer au mieux ses documents avant de le transmettre, la plupart du temps, à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ou à la caisse d’allocation familiales dont vous dépendez.

La maison départementale des personnes handicapées est le premier interlocuteur vers qui vous tourner puisque toute démarche en rapport avec le handicap de votre enfant devra d’abord être précédée de la constitution d’un dossier MDPH composé d’un formulaire unique, de nombreux documents relatifs à son état de santé ainsi qu’aux revenus de votre foyer, et d’un certificat médical datant au maximum de trois mois.

La CAF pourra également vous apporter de nombreux renseignements quant à l’aspect financier de vos démarches, notamment dans le calcul parfois compliqué des aides auxquelles vous pouvez prétendre.

Quelles aides pour soutenir les familles ?

Il existe un certain nombre d’aides financières et de soutien aux soins ou à l’éducation dont les familles qui élèvent un enfant en situation de handicap peuvent bénéficier. Leur attribution dépend des informations transmises par le dossier MDHP.

1. L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé

L’AEEH est destinée aux enfants dont le taux d’incapacité est au moins égal à 80% ou, s’il est inférieur et compris entre 50 et 75%, aux enfants qui fréquentent un établissement spécialisé ou ont recours à un dispositif et/ou à des soins adaptés et ce jusqu’à l’age de 20 ans.

L’allocation de base est de 130,51€, mais six compléments différents peuvent s’y ajouter selon la situation de l’enfant et celle de sa famille. D’un montant compris entre 97,88 et 1 107,50€ ils englobent notamment une allocation parent isolé dont la montant varie entre 53,02 et 436,38€ mensuels.

À noter que vous pouvez choisir entre cette allocation supplémentaire et la PCH (prestation de compensation du handicap). Votre Caf ainsi que votre centre des impôts pourront vous aider à faire le meilleur choix selon votre situation.

2. L’allocation journalière de présence parentale

L’AJPP se monte à 43,14€ et même 51,25€ par jour si vous vivez seul. Elle peut être attribuée si vous cessez de travailler ou de rechercher un emploi pour prendre soin de votre enfant gravement malade, accidenté ou handicapé.

Versée au maximum pendant 22 jours chaque mois, cette aide peut par exemple permettre à un parent de demander un temps partiel.

3. L’auxiliaire de vie scolaire

Par définition, un enfant peut bénéficier de l’aide d’une AVS s’il « ne peut pratiquer les activités d’apprentissage sans aide durant un temps donné ».

Celle-ci lui apporte son aide dans plusieurs domaines que fixe la circulaire n° 2017-84 du 3 mai 2017 du ministère de l’Éducation nationale, aides pour la vie quotidienne, pour l’apprentissage ou pour la vie sociale et relationnelle. Le document précise également que tout enfant handicapé à le droit d’aller à l’école et ce même sans auxiliaire de vie scolaire.

Toutefois, si vous souhaitez en faire la demande, il est nécessaire de vous diriger vers l’équipe enseignante et spécialement le directeur ou la directrice de l’établissement dans lequel est scolarisé votre enfant. Il ou elle complétera avec l’aide de l’équipe enseignante un document appelé GEVA-Sco, qui servira de base à la MDPH pour évaluer votre demande d’AVS.

Il est important d’y joindre également toutes les informations utiles pour au bon déroulement de la scolarité de votre enfant à savoir ses besoins spécifiques pendant la récréation ou encore à la cantine. Il s’agit là d’établir son « projet de vie ».

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