A cause d’une taxe carbone insuffisante, on pourrait aller vers une hausse drastique du prix du carburant !

Face à l’incertitude planant sur le prix des carburants avec la crise en Arabie Saoudite, un rapport du Conseil des Prélèvements Obligatoires (CPO) pourrait venir jeter de l’huile sur le feu ! En effet, il préconise de « reprendre une trajectoire de fiscalité carbone », malgré les protestations sociales qu’il y avait eu pour la hausse de cette « taxe carbone », qui avait contraint le gouvernement à la supprimer…

Vers une hausse du prix du carburant, avec une reprise possible de la Taxe Carbone

La taxe Carbone est insuffisante pour soutenir les objectifs environnementaux à l’horizon 2030

Dans un rapport paru le mercredi 18 septembre 2019, le CPO préconise de « reprendre une trajectoire d’augmentation de la fiscalité carbone ».

Pour rappel, la hausse de la taxe carbone, initialement prévue en 2019, avait été supprimé par le gouvernement suite à l’action des Gilets Jaunes. Aujourd’hui, elle est de 44,46 € par tonne de CO2.

Le CPO estime que ce chiffre n’est pas suffisant pour réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Le CPO évoque 2 scénarii aux fortes répercutions pour les particuliers et entreprises

Dans son rapport, il a imaginé deux scénarii :

  • Modéré, le premier prévoit de suivre scrupuleusement la loi de transition énergétique votée en 2015 – à savoir, atteindre les 100 € par tonne de CO2 en 2030, avec une hausse annuelle de 1,1 à 1,3 centimes d’euro par litre de carburant.
  • Plus soutenu, le second envisage de porter la taxe carbone à 250 € par tonne de CO2 en 2030, soit une hausse annuelle de 5,6 et 6,5 centimes d’euro par litre d’essence.

Parallèlement, le rapport envisage d’autres pistes pour atteindre les objectifs environnementaux, comme la suppression des exonérations fiscales sur le carburant du transport aérien, routier et maritime.

Pour faire avaler la pilule aux entreprises et aux particuliers, le CPO préconise des mesures compensatoires à destination des ménages les plus modestes : « les 20% des ménages les plus modestes consacrent 7,2% de leurs revenus aux dépenses énergétiques contre 2,1% pour les 20% des ménages les plus aisés », précise le rapport.

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