Savon, farine, eau : des produits de base plus chers dans les magasins

Beaucoup de consommateurs l’ont remarqué ces derniers temps : leurs courses habituelles leur reviennent plus cher. Une récente enquête menée par l’UFC-Que Choisir, portant sur plus de 100 produits de première nécessité, démontre une hausse de prix de 0,9 % entre le 10 et le 16 mars 2020. Cette hausse reste relativement faible, mais l’impression de payer plus cher ses courses demeure, notamment parce que les produits les plus abordables sont moins disponibles.

Pourquoi le panier de courses coûte plus cher en période de confinement ?

Des hausses de prix, et des pénuries de produits d’entrée de gamme

Dès le début du confinement, l’association UFC-Que Choisir a commencé à analyser de très près les prix des produits de première nécessité. Pour cela, elle a conservé 104 références qu’elle a surveillées dans 10 enseignes différentes (Auchan, Carrefour, Cora, E. Leclerc, Intermarché, Casino, U, Chronodrive et Colruyt).

D’une manière générale, l’organisme reste rassurant en précisant que les prix ont très peu augmenté. Cependant, même si la hausse reste faible, elle impacte les clients. De plus, puisqu’elle concerne beaucoup de produits habituellement peu chers et consommés par les familles déjà en difficulté, cette augmentation des tarifs peut pénaliser les foyers qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

La grande distribution avait promis qu’elle ne profiterait pas de la crise pour augmenter les prix. L’UFC-Que Choisir confirme que les coûts ont peu évolué, même s’il y a eu une augmentation de 0,9 % entre le 10 et le 16 mars (la tendance s’est ensuite apaisée, avec une hausse de 0,2 % seulement entre les 17 et 23 mars).

Certains produits ont quand même vu leur prix augmenter de manière plus significative : jusqu’à 2 % pour la farine, l’emmental ou encore les savons et mouchoirs, par exemple. Cependant, l’impression de payer ses courses plus cher vient d’une autre réalité.

Car même s’il n’y a pas de réelle pénurie, les produits les moins chers, victimes de leur succès, commencent à manquer. En toute logique, les consommateurs doivent se rabattre sur des marques plus chères, et c’est surtout cela qui les oblige à payer davantage.

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