États généraux de l’alimentation : Moins de promotions pour les consommateurs ?

Durant plusieurs mois les États généraux de l’alimentation ont tentés de trouver une solution qui équilibrerait les relations entre les différents partenaires de l’agroalimentaire. Il s’agit des grandes surfaces d’un côté et des producteurs, éleveurs et maraîchers de l’autre. Toutefois les deux principales mesures issues de cette réflexion pourraient bien ne pas plaire aux consommateurs en limitant le recours aux promotions des enseignes d’alimentation.

prix revente produits frais

Promotions et prix vente plus encadrés

Le programme de ces états généraux ? L’harmonisation des relations commerciales entre producteurs et distributeurs ainsi que la transition écologique de l’agriculture. Leur résultat final ? De nouvelles obligations de tarification et des promotions qui devraient perdre une partie de leur intérêt pour les consommateurs.

Durant les deux années à venir, deux mesures principales vont être expérimentées en parallèle à la mise en place d’un suivi détaillé de leurs résultats  :

  • Le seuil de revente à perte des denrées alimentaires passe au minimum à 10%
  • Les promotions ne pourront plus dépasser 34% du prix habituel et seront limitées à 25% du volume annuel vendu

En clair les grandes surfaces devront au minimum vendre les produits d’alimentation au prix ou elles les achètent +10%, et limiter les ristournes à un tout petit plus d’un tiers du prix normal et un quart du volume annuel des ventes.

Ainsi, faut-il craindre de voir le coût de l’alimentation s’envoler ? Ces chiffres vont en effet déterminer les prix payés par les Français pour leur alimentation durant au moins deux ans.

Un « plan bio » et moins de gaspillage

Le code rural devrait également être modifié pour donner la priorité aux agriculteurs dans l’établissement de leurs contrats avec les acheteurs. Un plan de développement pour la filière bio devrait également être annoncé au printemps 2018 tandis que la vente des pesticides sera encore plus contrôlée.

Enfin, l’ensemble des cantines d’entreprises, d’hôpitaux, de lycées ou encore de maisons de retraite, ainsi que l’industrie agroalimentaire devra faire don de ses denrées non consommées à des associations caritatives, tout comme le font déjà les supermarchés.

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