Chèque fruits et légumes : bientôt versé aux ménages modestes ?

« Manger 5 fruits et légumes par jour » : cette allégation santé que l’on lit et entend partout dès lors qu’il est question d’alimentation pose des problèmes aux familles les plus modestes. Pour elles, alors même qu’il est souvent difficile de joindre les deux bouts et d’assurer les dépenses du quotidien sans problème, acheter des fruits et légumes frais représente une trop grosse dépense. Une association propose de distribuer des chèques fruits et légumes pour les aider, sur un mode de fonctionnement similaire à celui du chèque énergie que l’on connaît déjà.

Bientôt un chèque fruits et légumes pour les familles modestes ?

Une aide financière, mais aussi de la pédagogie pour encourager l’achat de fruits et légumes de saison

Dans un article paru sur le site de la chaîne BFM TV, on relaie l’idée de l’association interprofessionnelle des métiers du fruit et du légume, Interfel. Elle appelle à créer un chèque fruits et légumes destiné aux familles « en grande difficulté ».

Si l’association ne précise pas de conditions ou de modalités d’accès, elle estime que l’État pourrait mettre en place des plafonds de revenus et des règles pour encadrer cette pratique, afin qu’elle profite un maximum aux plus démunis.

Concrètement, selon une étude menée par l’association Familles Rurales qui a publié son 13e observatoire du prix des fruits et des légumes, il faudrait dépenser entre 117 et 222 € par mois pour nourrir une famille de 2 adultes et 2 enfants en respectant les recommandations nutritionnelles (à savoir 400 grammes de fruits et légumes par jour et par personne).

Sur le site « Manger Bouger » géré par le Ministère de la santé et des solidarités, on peut déjà lire des informations visant à sensibiliser les consommateurs et les aider à manger davantage de fruits et légumes, sans dépenser plus. Pour cela, on invite à privilégier les produits de saison, non importés et bruts (en évitant au maximum les aliments transformés qui coûtent cher et ne sont pas toujours très sains).

Jean-Louis Rastoin, professeur à SupAgro et membre de l’Académie d’agriculture de France, suggère quant à lui de réduire la TVA des aliments durables tout en instaurant des cours pratiques de cuisine, pour inciter les Français à utiliser davantage d’aliments bruts pour les préparer à leur manière.

En ce sens, il ne suffit pas de faciliter l’accès aux fruits et légumes en aidant les familles modestes financièrement : on considère qu’il y a tout un travail pédagogique à faire. Par exemple, on parle déjà d’éduquer les plus jeunes en dispensant des cours de cuisine à l’école, car il n’y a pas d’âge pour commencer à manipuler les aliments bons pour notre santé !

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Vos réactions sur cet article !
  1. angefabie80 26 février 2020 - 14 h 18 min

    Si c est comme le chèque énergie ça va être du grand n importe quoi car quand on touche 700 ou 800 euros on gagne trop

  2. phénix 27 février 2020 - 10 h 00 min

    Pour deux adultes et deux enfants, vous pouvez compter facilement le double en nourriture par mois, on net vit pas au pays des Bisounours

  3. nel 25 juin 2020 - 14 h 09 min

    Manger des fruits et légumes… ce n’est pas une question de volonté mais de possibilité financière… Pourquoi lier ceci à « un travail pédagogique à faire » …
    Ce n’est pas parce qu’on ne PEUT ( et non VEUT) pas manger suffisamment de légumes qu’on prend volontairement pas soin de soi … Tout le monde souhaite être riche, beau et en bonne santé à la base… On me donne de quoi manger plus de fruits et legumes, il est evident que je réduis les féculents… Pas babache au point de devoir être éduquée alimentairement… !