Les pièces rouges de 1 et 2 centimes bientôt supprimées ?

On considère qu’elles font à la fois perdre du temps et de l’argent, pour une utilité plutôt discutable : les pièces rouges de 1 et 2 centimes d’euro pourraient bientôt disparaître. En tous les cas, il s’agit d’un projet actuellement à l’étude à la Commission Européenne. Il fait intégralement partie de l’une des initiatives figurant dans un plus vaste projet visant à réduire la bureaucratie sur notre territoire, selon les informations recueillies dans un journal allemand par Le Figaro.

Plus de 36 milliards de pièces en circulation

Aujourd’hui, un nouveau programme de travail est présenté à la Commission Européenne : sa nouvelle présidente, Ursula von der Leyen, envisage très sérieusement de supprimer définitivement les pièces de 1 et 2 centimes.

Dans les faits, elle va proposer de mettre en place une règle visant à arrondir les prix pour qu’ils soient plus uniformes. Cette disposition permettra de payer en espèces sans jamais avoir besoin de ces toutes petites pièces de monnaie.

Il y a plusieurs années, en 2013, Bruxelles considérait déjà que la fin des pièces rouges de 1 et 2 centimes permettrait de gagner du temps et de l’argent. En effet, cela aiderait les vendeurs à rendre la monnaie plus rapidement… Moins de temps perdu, moins de clients qui doivent patienter en file d’attente et donc plus de chances de vendre davantage !

De plus, l’Union Européenne économiserait 1,4 milliard d’euros grâce à cette suppression, car ces pièces nécessitent de dépenser pour la fabrication, le transport mais aussi la comptabilisation. Puisque plus de 36 milliards de pièces de la sorte circulent, cela implique forcément des frais de gestion, et la Commission Européenne reste persuadée que l’on peut facilement s’en passer.

Plusieurs pays de la zone Euro ont déjà arrondi leurs prix. En Belgique par exemple, c’est une obligation pour toutes les additions payées en argent liquide. En France, le ministère de l’Économie à Bercy étudie très sérieusement cette éventualité, mais d’autres États se montrent plus réticents, à l’image de l’Estonie.

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