Électricité : vers une hausse de 4 % en janvier 2020 ?

Que vous soyez abonné aux tarifs réglementés de l’électricité ou que vous ayez souscrit un contrat auprès d’un fournisseur alternatif, vous pourriez bel et bien subir la hausse des tarifs dont il est question pour le début de l’année 2020. Si le gouvernement n’a pas encore confirmé l’information, plusieurs sources évoquent la possibilité d’une inflation de l’ordre de 3,5 à 4 %, soit 60 € de plus pour ceux qui se chauffent à l’électricité.

Une hausse de l’électricité de 4 % évoquée pour janvier 2020

Une augmentation de la facture pour plus de 30 millions de clients

Selon le journal Le Parisien, l’augmentation des tarifs de l’électricité dont il est question toucherait à la fois les 8 millions de Français ayant recours à un fournisseur alternatif et les 25 millions de clients EDF abonnés aux tarifs réglementés.

Très concrètement, cette élévation du montant entre 3,5 et 4 % représenterait 60 € de plus pour les foyers qui se chauffent à l’électricité, et 30 € pour tous les autres, en moyenne. Elle découle d’un combat entre le gouvernement, la Commission Européenne, EDF et les fournisseurs alternatifs.

En effet, EDF a accepté de séparer ses activités de distribution de celles concernant la production d’électricité, à la demande de la Commission Européenne. En contrepartie, l’instance a promis à EDF une revalorisation du prix du mégawattheure d’électricité nucléaire vendu aux fournisseurs alternatifs : il passerait de 42 à 45 €.

En toute logique, dans un tel contexte, les fournisseurs qui achètent une électricité plus chère se voient obligés de la revendre à un tarif supérieur. Pour éviter des conséquences trop lourdes, l’État comptait remonter le plafond de l’accès régulé à l’électricité nucléaire, pour que les fournisseurs maintiennent leurs marges en achetant davantage de volume.

Seulement, toujours selon Le Parisien, le gouvernement ne semble plus enclin à accorder cette faveur et pense plutôt garder le même plafond. Mais il faut savoir que les tarifs régulés d’EDF y sont également liés… Au final, cette conjoncture impacterait à la fois les abonnés aux fournisseurs alternatifs et ceux qui utilisent les tarifs réglementés d’EDF.

Malgré tout, EDF restera gagnant car ses concurrents ne pourront pas solliciter autant d’énergie nucléaire qu’ils le souhaiteraient. L’entreprise est favorisée en raison de sa dette de 37 milliards d’euros qui pèse déjà sur les consommateurs, selon Naima Idir, présidente de l’Anode interviewée par Le Parisien.

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