Vers une indemnisation des salariés venant travailler à vélo

Parmi les 18 mesures concrètes votées dans le cadre de la loi de transition énergétique de Ségolène Royal figure une disposition obligeant les entreprises à participer aux frais de déplacement de leurs salariés venant travailler à vélo au bureau. Détail.

Venir en vélo au bureau

Dans sa croisade sur la transition énergétique, la Ministre de l’écologie est sur tous les fronts : d’un côté, elle appelle à la mise en place d’un plan de lutte contre le gaspillage alimentaire en récompensant les initiatives par la création de potagers dans les écoles ; de l’autre, elle veut offrir aux ménages français dotés de petites retraites des ampoules LED pour réduire leur consommation d’énergie.

Et maintenant, elle souhaite que les entreprises à indemniser les salariés qui utilisent un vélo (électrique ou non) pour se rendre au bureau. A noter qu’il sera possible de cumuler l’aide avec celle relative aux abonnements aux transports en commun.

Pour entrer en vigueur, cet amendement a simplement besoin d’un décret d’application, ce qui signifie que d’ici quelques semaines, les salariés pourront percevoir des « indemnités kilométriques vélo » fixés à 0,25 centimes le kilomètre, avec un plafond situé entre 30 et 55 € par mois.

A noter que les entreprises qui mettront à disposition de leurs employés des vélos bénéficieront d’un crédit d’impôt dans la limite de 25 % du prix d’achat.

Cette mesure s’est construite suite à une période de test auprès de 18 entreprises volontaires de taille et de secteurs différents, soit au total 8 120 employés. Motivés, ils ont changé leurs habitudes de déplacement jusqu’à quasiment doubler l’utilisation du vélo pour aller au boulot, passant ainsi de 2 à 3,6 %.

Cet amendement représente donc un premier pas vers le difficile – mais nécessaire – changement des mentalités destiné à lutter contre la pollution.

Ailleurs sur le web
Vos réactions sur cet article !