Obsolescence programmée : Un indice de durée de vie des appareils pourrait être mis en place

Un indice de durée de vie pourrait prochainement faire son apparition sur les appareils qui remplissent de plus en plus nos maisons. Par l’apposition de ce nouvel étiquetage, la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire Brune Poirson, souhaite renforcer la lutte contre l’obsolescence programmée. La note pourrait aussi inciter les fabricants à rendre leurs produits plus durables et/ou plus facilement réparables.

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Chaque appareil noté entre 1 et 10

La dernière machine à laver que vous avez acheté vient de tomber en panne après seulement cinq ans d’utilisation ? Sans doute aimeriez-vous trouver un nouvel appareil plus fiable et plus durable pour votre prochain investissement. Mais comment faire ?

Actuellement à part le bouche-à-oreille et la réputation d’une marque, difficile d’estimer la durabilité d’un objet. Afin de lutter contre l’obsolescence programmée, le ministère de la Transition Écologique souhaiterait prochainement mettre en place un indice de durée de vie, lequel apparaîtrait sur les étiquettes.

Notés de 1 à 10, les lave-vaisselle et autres frigidaires vous révéleraient alors simplement s’ils sont robustes, durables et réparables. Une mention supplémentaire vous permettrait également de connaître la disponibilité des pièces détachées et des outils nécessaires à une remise en état de l’appareil.

Dans un premier temps, la mesure pourrait être testée à titre expérimental et sur la base du volontariat des marques. En effet pour devenir obligatoire, elle devrait d’abord être validée par la Commission Européenne.

Redonner du travail aux artisans réparateurs

Depuis plusieurs décennies, la baisse des prix des équipements et la multiplication des marques avaient encouragés les clients à se débarrasser de leurs appareils obsolètes plutôt qu’à les faire réparer. Mais alors qu’une nouvelle taxe sur les produits non recyclables pourrait bientôt voir le jour en France, la volonté du gouvernement est de favoriser la filière de la réparation.

Actuellement 60% des acheteurs se tournent vers un produit neuf plutôt que vers la réparation. Pour contrer ce phénomène, l’État songerait aussi à accorder une TVA à taux réduit aux artisans réparateurs. Une fois installés ceux-ci pourraient alors aligner des tarifs plus compétitifs. Ils seraient plus à même de profiter de l’actuelle tendance à l’éco-consommation.

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