François Hollande envisagerait une baisse de 2 Milliards d’impôts pour 2017 ?

À l’occasion d’un récent entretien, François Hollande est revenu sur les politiques intérieures, européennes et mondiales actuelles.

Entre Loi Travail et Brexit, le chef de l’État, à qui l’échéance de l’élection présidentielle n’échappe sans doute pas, a confirmé son intention d’opérer une baisse d’impôts en 2017. Sous certaines conditions celle-ci pourrait atteindre les 2 milliards d’euros.

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Baisse d’impôts pour 2017

À lire les dernières déclarations du chef de l’état dans la presse, difficile de se dire que François Hollande n’entame pas sa campagne pour les présidentielles de 2017.

Pour rappel, au printemps dernier et bien que l’idée ait fait bondir nombre de politiques y compris dans le camp socialiste, le président annonçait avoir l’intention de baisser à nouveau les impôts des Français.

Malgré la fronde, dans une interview accordée au journal Les Échos, François Hollande renouvelle aujourd’hui sa promesse et avance même quelques précisions : « Si, malgré le “Brexit”, la croissance était de 1,7 % en 2017, ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d’euros, viendrait s’ajouter aux allègements accordés depuis 2014 et qui ont d’ores et déjà concerné 12 millions de contribuables. »

La baisse, qui concernerait essentiellement la classe moyenne française, semble donc possible mais sous certaines conditions qui devront d’abord être validées.

Une déclaration conditionnée

Selon les chiffres annoncés par le chef de l’État, la croissance devrait être de 1.6% cette année et 1.7% en 2017 ; des chiffres qui permettrait de valider en partie son engagement. Or toutes les institutions ne sont pas aussi optimistes, Bercy par exemple table sur 1.5 point seulement pour l’année prochaine.

De plus, il ne faut pas oublier que le gouvernement prévoit de ramener le déficit public sous la barre de 2,7% en 2017. Si la Cour des comptes estime cet objectif « atteignable », les prévisions, réalisées avant le Brexit, pourraient s’en trouver modifiées.

Pour Didier Migaud, premier président de la Cour : « La réduction du déficit public exigera une gestion très stricte des moyens et ne laisse aucune place à des décisions nouvelles conduisant à des hausses des dépenses« .

Alors à votre avis, François Hollande donne t-il dans la promesse électoraliste ou dans la réelle intention de soulager la pression fiscale qui pèse depuis plusieurs années sur les Français ?

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