Baisse des APL : Les offices HLM gèlent les constructions et les rénovations de bâtiments

Au début du mois de septembre le gouvernement annonçait son intention de baisser le montant des APL d’au moins 50€ par foyer et par mois dès 2018, tout en demandant un effort égal aux bailleurs sociaux sur le montant des loyers. Plus que mécontents, ces derniers viennent en partie d’annoncer le gel des chantiers de construction et de rénovation. Un blocage qui pourrait à terme impacter également le secteur privé.

diminution des apl

La grogne des bailleurs sociaux pourrait avoir d’importantes répercussions

Bien décidés à mettre des bâtons dans les roues du gouvernement qui souhaite diminuer le montant les allocations logement versées aux locataires du parc HLM jusqu’à plusieurs dizaines d’euros par mois, les bailleurs sociaux mettent leurs menaces à exécution.

Un peu partout en France, chaque jour de nouveaux organismes déclarent l’arrêt des constructions et des chantiers en rénovation de leurs parcs immobiliers. Dans l’ex-région Midi-Pyrénées ils sont déjà 19 et pas moins de 15 en Loire-Atlantique, où cela représentent 4 000 logements potentiels en moins.

Mais là où tout le secteur tremble et où le gouvernement pourrait être amené à revoir sa copie, c’est que la plupart des programmes de construction privés doivent comporter environ 1/3 de logements sociaux. Des chantiers privés pourraient donc également rapidement se trouver à l’arrêt.

Un pan entier de l’économie menacé

Et les offices HLM ne sont pas seuls, promoteurs, professionnels du bâtiment et même élus locaux dont certains sont titulaires d’actions, se battent à leurs côtés. Autant de points différents qui pourraient rapidement faire porter une importante pression sur le gouvernement.

L’article 52 du projet de loi de finances présente enfin quelques difficultés d’application. Il est vrai que l’exécutif pourrait décider arbitrairement de diminuer les montants des APL pour les locataires HLM de 50€ ou même plus au 1er janvier, toutefois du côté des bailleurs il faudrait plusieurs mois pour calculer et appliquer les baisses équivalentes sur les loyers.

Pour autant, il parait difficilement envisageable que l’État prennent à sa charge la différence pendant une durée aussi longue.

Alors que les différents organismes estiment leurs pertes à environ 1,7 milliard d’euros la première année puis 1,5 milliard d’euros en 2019, la confrontation s’annonce longue et complexe.

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