Autoroutes : Le gel des tarifs en 2015 va coûter 500 millions d’euros aux usagers

En 2015 la ministre Ségolène Royal décidait de geler l’évolution des tarifs des péages pour une année. Si cette mesure a permis aux automobilistes d’économiser quelques euros, elle devrait au final leur en coûter beaucoup plus. En effet selon le régulateur ferroviaire et autoroutier l’Arafer, la décision prise par l’état devrait au final rapporter 500 millions d’euros aux compagnies d’autoroutes lesquels seront versés par les usagers.

le gel des tarifs autoroutiers va couter 500 millions d'euros aux usagers

500 millions d’euros de rattrapage sur 20 ans

Alors que, selon les compagnies gestionnaires des autoroutes, une hausse des tarifs était déjà nécessaire l’an passé, le « coût du décalage de cette augmentation » devrait se chiffrer à quelques 500 millions d’euros répartis sur les 20 années à venir.

Ainsi, le conflit entre le gouvernement et les sociétés gérantes des autoroutes avait débuté à la toute fin de l’année 2014 alors que celles-ci étaient accusées d’un « excès de rentabilité » et d’une situation de « rente » qu’avait tenu à dénoncer la ministre de l’écologie. C’est alors que le blocage des tarifs avait été instauré avec toutefois une possibilité de rattrapage échelonné accordée entre les années 2019 et 2023.

Cependant et alors que les concessions affichent une durée restante de vingt années, ce rattrapage devrait finalement se traduire par une hausse plus importante que celle qui avait été initialement décidée pour Février 2015, soit +0.23% à +0.82% selon les entreprises.

De cette façon et s’il on ajoute les hausses annuelles prévues dans les contrats avec l’État et indexées sur l’inflation, les autoroutes seront plus chères de 0,76% en moyenne dès le 1er Février 2017.

Au final, entre le rattrapage des prix, l’allongement de la concession de deux années et demi et l’évolution positive de trafic autoroutier, non seulement l’année 2015 aura été positive pour les sociétés gestionnaires mais selon les calculs de l’Arafer, ce sont pas moins de 500 millions d’euros supplémentaires qui devraient entrer dans leur caisse d’ici à la fin des concessions à la sortie des années 2030.

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