Aides familiales : Le dernier quinquennat les a toutes fait diminuer

Si toutes les familles ne sont pas concernées, la politique mise en place par François Hollande a durement pénalisé les foyers aux revenus les plus aisés qui ont vu fondre les allocations et autres aides auxquelles ils avaient droit avant 2012. Entre modification du quotient familial et baisse des allocations, certains ont du mettre la main à la poche au point que selon l’Union nationale des associations familiales le tribut soit très lourd.

certaines familles ont vu leurs aides sociales tres diminuées par le dernier quinquennat

Quotient familial et allocations en baisse, coûts de cantine et frais de garde en hausse

Il n’est pas un gouvernement qui ne revienne d’une façon ou d’une autre sur les prestations sociales versées en France. Toutefois il semble que le quinquennat qui s’achève n’ait pas été particulièrement clément avec les aides touchées par les familles aux revenus les plus confortables, quitte à leur faire payer une lourde facture.

1. Modification du quotient familial

Le quotient familial sert en France à équilibrer la facture des impôts en fonction du nombre d’enfant par foyer. Créé après la seconde guerre mondiale, un premier plafonnement lui avait été imposé en 1981 avant que le gouvernement de François Hollande ne le révise fortement à la baisse. Depuis 2012 la limite est en effet passée de 2 334€ à 2 000€, puis à 1 500€ par demi-part impactant près de 1,3 million de foyers à hauteur de 1,5 milliard d’euros chaque année.

2. Coup de rabot sur les allocations familiales

Il avait un temps été question de leur suppression pour les foyers les plus aisés, toutefois devant le mécontentement général le gouvernement avait renoncé à son projet. Pourtant depuis ici aussi la modification des plafonds, un peu plus de 450 000 familles françaises ont vu leurs allocations familiales divisées par quatre pour au total 600 000 foyers concernés par une baisse moyenne de 1 370€ d’aides par an.

3. Réduction du montant de la PAJE

Jusqu’en 2014 la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant était versée de la même façon à toutes les familles dont les revenus n’excédaient pas 63 188€ par an. Or pour les enfants nés après cette date, elle est désormais divisée par deux dès lors que les revenus des parents dépassent 45 575€ annuels pour un enfant, 52 044€ pour deux et 58 513€ pour trois. Dès lors son montant passe de 184,62€ à 92,31€ chaque mois. Selon les chiffres de la CAF entre 250 000 et 280 000 familles seraient concernées.

4. Hausse des cotisations salariales pour la nourrice

Cette mesure concerne essentiellement les familles qui paient leur nourrice ou leur femme de ménage au-dessus du SMIC fixé à 7,54€ net de l’heure. Depuis janvier 2013 il est impossible de continuer à payer les cotisations salariales dues dans ce cas « au forfait » (c’est à dire sur la base du salaire minimum), elles sont donc calculées au prorata du montant du salaire versé, ce qui les a particulièrement fait augmenter.

Bien que diverses mesures aient été mises en place pour alléger le surcoût de ce changement, les familles seraient de plus en plus nombreuses à se tourner vers d’autres modes de garde moins onéreux.

5. Augmentation du coût des cantines scolaires

Difficile de dire dans quelle mesure ni même de donner une liste précise des villes concernées, pourtant de nombreuses communes ont choisi de rehausser le prix des cantines scolaires mais également des différentes activités périscolaires destinées aux enfants.

S’il est possible que ce changement soit lié à la baisse des dotations de l’état, certaines familles parmi les plafonds les plus hauts ont pu voir les frais de cantine bondir de pas moins de 70% tandis qu’une partie des foyers les plus modestes, à l’image des habitants de Toulouse ont tout simplement perdu le droit à la gratuité de la cantine.

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