Chèque-énergie : des économies en vue pour les plus modestes

Alors que le projet de loi relatif à la transition énergétique prévoyait d’offrir un coup de pouce aux ménages les plus modestes, voilà que le chèque-énergie est en vigueur depuis le 9 mai 2016 en France. Présentation de ce dispositif qui devrait aider certains à payer leurs factures.

Le chèque-énergie expérimenté en France

Jusqu’à 227€ d’aide grâce au chèque-énergie !

 

Alors qu’EDF continue de distribuer gratuitement des ampoules LED aux ménages les plus modestes dans le cadre du projet de loi de transition énergétique, voilà que la mise en œuvre de celui-ci s’accélère avec l’entrée en application du chèque-énergie.

En effet, c’est le 9 mai 2016 que ce nouveau dispositif visant à aider les ménages disposant de faibles ressources à payer leurs factures énergétiques est entré en vigueur. Toutefois, pour l’heure, il ne fait l’objet que d’une expérimentation.

Ainsi, seuls les ménages modestes résidant dans quatre départements français (à savoir l’Ardèche, l’Aveyron, les Côtes d’Armor et le Pas de Calais) peuvent pour l’instant prétendre au chèque-énergie.

Valable quelle que soit l’énergie de chauffage, le chèque-énergie se destine aux foyers dont le revenu fiscal de référence sera inférieur à 7700 € par an et représente une aide dont le montant annuel sera compris entre 48 et 227 €.

Dès 2018, si le test réalisé est probant, le chèque-énergie remplacera les tarifs sociaux de l’énergie seulement valables pour l’électricité et le gaz, et qui prennent la forme d’une aide d’environ 200 € par an pour les bénéficiaires.

D’ores et déjà, le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a fait entendre sa voix qualifiant le nouveau dispositif de « trop compliqué ». Toutefois, c’est bien seulement le résultat de l’expérimentation menée jusqu’à la fin de l’année 2017 qui dira si le chèque-énergie est à généraliser ou non.

En France, 4 millions de Français pourraient le percevoir dès 2018 selon de récentes estimations.

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Vos réactions sur cet article !
  1. dominique 13 décembre 2016 - 9 h 59 min

    Je sais que c’est difficile pour une personne au RSA mais si les calculs sont fait sur des fais réels. Exemple :
    rsa 535 € + ne paie pas de taxe habitation + aide mutuelle + aide edf + aide gdf + aide association (resto du coeur et autre) + apl et j’en passe..
    Pension invalidité + chômage (1100 €) – 501 € loyer aucun droit apl -68 € de mutuelle -89 € d’assurance divers – edf – gdf – 50 € de taxe habitation – 65 € de pension alimentaire et avec 1 enfant tous les week end et vacances scolaire à charge, je pose la question.

    Qui a tous les mois le plus d’argent pour se nourrir avec un enfant ? SAns oublier la prime de noël et cadeau de la mairie pour les rsa, non je ne suis pas jaloux de leur sort mais il y a à méditer.

  2. Olivier 29 décembre 2016 - 2 h 43 min

    Dominique, je suis au RSA.

    1. Je touche pas 535 € mais 400€ car je suis propriétaire d’un petit studio et il me reste un peu d’économie sur mon livret A, on me ponctionne 3 % par an sur ce livret. En fait pour toucher 535€ il faut être SDF.
    2. Je paie ma taxe foncière et d’habitation, cette avec une réduction, mais cela représente 2 mois de RSA.
    3. Je suis à la clinique
    4. Je précise avoir travaillé 30 ans, et qu’aujourd’hui pôle emploi me dit je suis trop vieux pour travailler, j’ai 55 ans.
    5. Je ne suis pas aider par aucune association, j’avoue par peur du regard des autres.

    Arrêter de stigmatiser les gens au RSA, et aider plutôt les gens à retrouver du boulot. J’espère pour toi que tu ne sera jamais au RSA, car je suis persuadé que ton analyse serait bien différente.